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Détection de la mouche orientale

Le réseau de surveillance régional des organismes nuisibles aux végétaux a capturé à la mi-juillet dans l’agglomération de Mulhouse un spécimen adulte de la mouche orientale des fruits (nom latin Bactrocera dorsalis), une petite mouche de 5 mm qui peut s’attaquer à plusieurs centaines d’espèces de plantes cultivées et sauvages.

Originaire d’Asie, la mouche orientale des fruits s’est propagée depuis le début des années 2000 vers le Moyen-Orient et dans presque toute l’Afrique. Sa présence a été signalée en Europe pour la première fois dans le sud de l’Italie en 2018. En France métropolitaine, des insectes ont été détectés en Occitanie (en 2019), en Ile-de-France (depuis 2019) et en Provence Alpes Côte-d’Azur (en 2021) en lien avec des fruits exotiques importés, mais aucun foyer installé n’a été confirmé par la surveillance mise en œuvre depuis lors.

La capture d’un spécimen adulte mâle sur la commune de Pfastatt, à proximité de Mulhouse, constitue la première interception de l’insecte en région Grand Est. Les premiers éléments d’investigation établissent aussi dans ce cas un lien avec l’importation de fruits exotiques contaminés.

Bactrocera dorsalis peut s’attaquer à plusieurs centaines d’espèces de plantes cultivées et sauvages. Les dégâts sont causés par les larves qui se développent dans les fruits et les légumes, rendant les produits impropres à la commercialisation.

Les plantes cultivées concernées sont essentiellement les cultures fruitières (tout particulièrement pêche, mangue, banane, figue, etc.), les agrumes (citron, orange, etc.) mais également les cultures légumières (tomate, poivron, melon, courge, etc..).

Des mesures de gestion ont été mises en place par les services de l’Etat (DRAAF), la FREDON et les organisations agricoles, suite au cas détecté :

Cette interception est également l’occasion de rappeler les mesures qui permettent de prévenir l’apparition, l’installation et la dissémination d’organismes nuisibles aux cultures sur notre territoire.

A l’entrée de l’Union européenne :

Pour les particuliers :
ne pas rapporter de fruits ou légumes frais dans ses bagages.

Pour les professionnels :
s’assurer de la présence d’un certificat phytosanitaire attestant de la réalisation d’un traitement efficace après récolte en cas d’importation depuis les zones non indemnes. En France : Pour les particuliers : ne pas laisser pourrir les fruits sur les arbres ou au sol, les mettre dans des sacs poubelles fermés pendant 15 jours avant compostage. Pour les professionnels du commerce de fruits et légumes frais : installer des pièges à insectes près des points d’entrée et de sortie de marchandises, fermer les sacs poubelles et bennes de façon à limiter le développement des asticots et des mouches. Pour les agriculteurs : mettre en place des techniques culturales contribuant à la destruction des récoltes tombées au sol (travail du sol, girobroyage…), mettre en place si possible des filets insect-proof sur les différents végétaux en culture, éviter de récolter en sur-maturité, ramasser et détruire les fruits tombés au sol.

 

 

 

 

 

 

source: site de la Préfecture du Haut-Rhin