Concert orgue et voix « Des Ténèbres à la Lumière »

0

Dimanche 31 mars à 17h
Eglise St Pierre et Paul d’Eschentzwiller

Menant en parallèle des carrières de solistes internationales Léa Trommenschlager, soprano, et Elisabeth Geiger, à l’orgue, unissent leur talent dans ce programme riche en émotions et propice à la méditation. Les deux musiciennes nous interpréteront « les Leçons de Ténèbres de François Couperin », le motet « In Furore Iustissimae Irea » d’Antonio Vivaldi, quelques pièces de Marc-Antoine Charpentier et de la musique italienne du XVIIème siècle.
« Il n’y a peut-être aucune oeuvre, dans toute la musique française du XVIIe siècle, qui puisse toucher l’auditeur aussi profondément que les Leçons de Ténèbres de Couperin ». René Jacobs
Les leçons de Ténèbres
sont un genre musical liturgique crée en France au XVIIe siècle et destiné au premier des trois nocturnes qui accompagnent chaque office des Ténèbres (matines des jeudi, vendredi et samedi saints). Celles écrites par François Couperin l’ont été pour les liturgies de la semaine sainte de 1714 à l’abbaye royale de Longchamp. Elle reprennent le texte des lamentations de Jérémie, issu de l’Ancien Testament où le prophète déplore la destruction de Jérusalem par les babyloniens.
Dans la tradition catholique, elles symbolisent la solitude du Christ abandonné par ses apôtres.
Motet de Vivaldi « In Furore Iustissimae Irea (dans la fureur de ta très juste colère) ».
A l’esprit agité, il faut donner de la fureur. Inspiré par les vents et tempêtes, Vivaldi a excellé dans l’expression de l’agitation. Un petit motet au titre qui annonce la couleur. Le premier mouvement est apprécié pour les frissons qu’il procure, mais la suite est tout aussi sublime, dans une toute autre atmosphère. Ce poignant 3ème mouvement fait passer l’auditeur par des sentiments plus variés. L’Alléluia, dans ses dernières note, appelle à la vie.

Ce concert sera à entrée libre. Un plateau circulera à l’entracte pour couvrir les frais d’organisation.

Partage